Il s'échange sur la piste de danse des contes qui datent de la nuit des temps. De belles princesses aux longs cheveux, de preux chevaliers courageux, tous plus tragiques les uns que les autres, mourrant tous fatalement par amour ou déshonneur. Histoires que l'on se raconte en dansant de petits pas, confessions faites dans un cercle sans fin qui toujours, pas à pas, tourne un peu plus vite au son de la vielle et du pipeau. Des notes martelées de la pointe des pieds, au rythme des figures imposées.
Il y a aussi les histoires sans mots, qui ne se disent qu'en notes de musiques, en touches d'accordéon et de piano. Ces folles épopées que l'on peut voir s'esquisser dans les formes tourbillonnantes des danseurs, ces inéluctables histoires d'amour que l'on partage avec son partenaire le temps d'une mazurka, serré l'un contre l'autre, en se déhanchant simplement à la cadence du rythme imposé.
Il y a plus dans ses bals qu'une volonté de rencontre, il y a aussi une notion de partage, un envie de faire revivre une tradition qui s'écoute au sons des vieux instruments, des vieilles légendes,qui se voient dans les jupes tournoyantes et les longes cheveux des danseuses,de vertigineux mélanges de couleurs et de figures. Ces vieilles légendes qu'on s'imagine bien être contée par son aïeule, un soir d'hiver, allongée sur une carpette devant le feu crépitant et sentant bon la sève de pin, avec une poêlée de marron et un verre de lait chaud.
Ces chants aussi qui n'ont ni queue ni tête, qui ne semblent dater ni d'Adam ni d'Eve, mais qu'on égrène doucement sur un air entraînant, pour faire danser, rire, tournoyer.
Merci Véro pour ce magnifique week-end où j'ai découvert un tas de choses(entre autre à quoi ca peut ressembler un bal folk!), merci à vous Tat et Alex ( alias tonton mouton pour les intimes !!!mdr) pour votre patience et votre bonne humeur !! Et vive le Nutella !